Après une bonne période de silence me revoilà pour alimenter en conneries (ou pas) ce blog qui commencait à mourir.
Pour commencer une petite chronique de la plus grosse bouse de l'année, j'ai nommé "
Black Rain", le nouvel album d'
Ozzy Osbourne !!
On l'aura attendue cette nouvelle livraison du
Prince Of Darkness :
Entre un "Down To Earth" en demi teinte selon une bonne partie du microcosme métallique (et
Zakk Wylde lui même) et ce "Black Rain" six ans se sont écoulés.
Six ans au cours desquels
Zakk Wylde aura eu le temps de sortir albums avec
Black Label Society et
Ozzy de devenir une star de téléréalité.
Bien que la scene ne fut pas negligée (sauf peut être un peu trop en Europe, notament en France) l'attente d'un nouvel enregistrement studio se fit sentir et je ne vous le cache pas.
Enfin l'album résonne dans les enceintes et avec toutes les appréhensions à propos du
Madman on est un peu en droit de se demander s'il s'est vraiment foulé.
À des année lumières d'un "
Blizzard Of Ozz", d'un "
Ozzmosis" ou encore d'un "
No More Tears", "
Black Rain" est un album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre : on y trouve de quoi headbanguer sans trop se poser de questions ainsi que quelques "
instants émotions" à savoir des ballades.
Que les fans se rassurent, l'expression d'"
album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre" n'est pas ici usée de façon péjorative, pas totalement.
Ozzy avait déçu les fans de la première heure en livrant un "
Down To Earth" un peu trop fade par rapport aux classiques auxquels il nous avait habitués, l'époque
Black Sabbath et surtout l'Âge d'Or du Heavy Metal dans le sens traditionnel du terme commence à dater et il semble que le
Prince Of Darkness essayait de redorer son blason auprès d'une jeunesse (américaine) avide de riffs down tunés basiques qui faisaient ce qu'on appelle Néo Métal.
Il en résultait un album fortement ancré dans son temps.
Maintenant que le Néo Métal a déclaré forfait face à une inondation du marché par ses propres représentants et que l'heure est de nouveau aux rythmiques complexes, aux soli techniques et aux voix haut perchées quand elles ne sont pas growlées, une question se posait :
Ozzy allait-il revenir au Heavy Metal qui l'a fait connaître ?
Maintenant la réponse est claire : "
Non".
"Black Rain" est dans la continuité de "
Down To Earth", un album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre : on y trouve des hymnes à faire trembler les stades ("
Not Going Away", "
I Don't Wanna Stop", "
The Almighty Dollar", "
Silver", "
Countdown's Begun", etc...), des morceaux plus atmosphériques malgré les murs de guitares ("
Black Rain", "
Civilize The Universe", "
Trap Door", etc...) et les ballades ("
Lay Your World Down On Me" et "
Here For You").
Une recette qui semble avoir été maintes fois exploité durant la décènie 90.
La voix d'
Ozzy est toujours la même, aérienne et reconnaissable parmis milles autres, vous vous surprendrez à entonner sous la douche certains refrains contenus dans cette galette mais ils sont ici trop peu nombreux (elle est loin l'époque de "
Crazy Train" sommes nous tentés de dire).
Le problème est que le bonhomme a un peu trop tendance à trop taper dans le registre "
guimauve" : dès le troisième morceau, "
Black Rain", vous pourrez être pris d'une furieuse envie de virer le CD de votre chaîne par exemple.
La paire rythmique assure parfaitement son rôle,
Mike Bordin (ex-Faith No More) est carré est groovy comme à son habitude et le bassiste nous gratifie même de quelques slaps sur "
The Almighty Dollar".
Quant à
Zakk Wylde, il a grandement prit part dans la composition de cette nouvelle cuvée et ça se sent : il y a du riff sudiste gras qui tâche mais aussi beaucoup d'arrangements qu'on a pu entendre sur le décevant dernier album de
Black Label Society, "
Shot To Hell", et c'est aussi là que la bas blesse : pour cause d'excès de nappes de synthés et cie, on finit par s'égarer dans la "
guimauvitude".
Conclusion, nous avons entre nos mains un album qui semble un peu trop vite fait, à l'image de sa pochette ou pire, du "
St Anger" de
Metallica.
C'est malheureusement l'impression qu'on a à l'écoute de cet album après l'attente qu'il a suscité.
À des année lumières du défunt duo
Ozzy Osbourne/Randy Rhoads, le duo
Ozzy Osbourne/Zakk Wylde qui tourne pourtant très bien déçoit car même si "
Black Rain" a de quoi faire dodeliner gentiment de la tête il ne laissera pas un souvenir impérissable.
Verdict : 9/20Tout ça pour dire qu'
Ozzy ferait mieux de prendre sa retraite et quant à
Zakk Wylde, en plus d'être mal reveillé, il s'est endormi avec le cul qui gratte...
Chro initialement postée sur
Music-Web