l'album de l'année ?

l'album de l'année ?
Tout est dit non ?

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 10:06

Saddam Hussein Is Rock'n'Roll

Un petit clip de Malignant Tumour bien borderline comme j'aime :-)

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 12:35

Petit Con

Voilà une chanson qui me convient bien, les Svinkels - Petit Con, enjoy.
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# Posté le jeudi 06 septembre 2007 17:16

Une autre : Capricorns - Ruder Forms Survive

Une autre : Capricorns - Ruder Forms Survive
Une pochette en noir et blanc avec des tripes et du sang .
Au premier abord on croirait avoir à faire à un groupe de grind old school ou de death metal tant l'artwork y est assimilable, on pense un peu à celui de "Slowly We Rot" d'Obituary, autant pour le corps étendu que le titre écrit sur le mur avec une substance assez peu glamour .
Mais il n'en est rien .
Capricorns, c'est l'alliance des gratteux de , du bassiste (ex-Iron Monkey) et du batteur Chris Turner, qui fait aussi partie d'Orange Goblin et ces gars là tapent dans un stoner/sludge assaisonné de postcore exclusivement instrumental .

"Ruder Forms Survive" (à quelques détails près "les formes les plus rudes survivent") est leur premier album chez Rise Above Records (le label de Lee Dorian, le second chanteur de Napalm Death et leader de Cathedral) après un premier EP peu après leur formation en 2003 .

Le disque démarre avec une série de murmures qui laisse assez vite la place à trois quarts d'heure d'alternance entre calme et tempête : des riffs stoner/metal écrasants qui laissent place à des passages atmosphériques en son clair pour mieux revenir au galop par la suite .
Le groupe n'a pas de chanteur mais aucune sensation de vide ne pointe le bout de son nez car l'espace sonore est parfaitement rempli, sans pour autant taper dans le néo-classique, la musique de Capricorns s'articule d'une façon similaire à de la musique classique .
"Ruder Forms Survive" pourrait très bien faire office de bande originale d'un film .
D'horreur, d'anticipation, c'est selon, en tout cas la pochette et les mots du livret qui s'avèreront être une partie des paroles de ":The First Broken Promise" ne présagent rien de bon .

La musique du groupe est sombre, voire pessimiste et carrément desespérée, de manière explicite sur ":The First Broken Promise" qui est le seul des sept morceaux où il y a du chant, et c'est Eugene Robinson d'Oxbow qui s'en charge en y ajoutant une bonne dose de folie, avec ses vocalises hautes perchées, tel un goret que l'on égorge .

On peut très bien voir sur ce disque une succession de joies et de peines, de colères et d'accalmies .
Comme un paysage désert sous un ciel gris (ces gars là ne sont pas anglais pour rien) qui voit passer de gros nuages noirs bien orageux comme il faut, de puisantes rafales de vent ("1977: Blood For Papa", "1440: Exit Wargasmatron" et le "pont" de 793AD: The Harrying Of The Heathen" en tête) mêlées ou non à de la pluie mais aussi quelques rayons de soleil ("1969: A Predator Among Us", étonnant vu le titre) .

Les quatre musiciens qui forment ce groupe ont un bon bagage musical et ils le montrent :
le jeu de batterie, quelque part influencé par le jazz, se fait tantôt brutal, tantôt tribal et tantôt planant .
Les guitaristes nous délivrent leur meilleurs riffs stoner souvent joués dans des octaves différentes, ce qui convie à l'ensemble un côté heavy du meilleur effet .
Des leads bien sentis viennent souvent se greffer aux rythmiques musclées parfois adoucies par des plans post rock .
Notons également la présence d'un magnifique solo sur ":The First Broken Promise" et même d'une ambiance proche de Led Zeppelin sur "1440: Exit Wargasmatron" .
À ces vents électriques viennent s'opposer de magnifiques passages en son clair qui contribuent grandement au côté mélancolique de l'ensemble .
Des passages aussi bien tortueux comme sur ":The First Broken Promise" que planant comme sur le "tube" "1969: A Predator Among Us", "1066: Born On The Bayeux" ou même carrément desesperés comme sur "1946: The Last Renaissance Man"...
Quant au bassiste, il vient achever le travail comme il se doit avec une basse ronde à souhait qui sied parfaitement à l'ensemble .

Cerise sur le gâteau, une production claire et un mixage parfaitement équilibré donnent un puissant de pouce à la puissance musique du groupe .

Avec "Ruder Forms Survive", Capricorns affirme qu'il a parfaitement sa place parmis les groupes de l'écurie Rise Above (Orange Goblin, Electric Wizard, etc...) et se place comme un groupe qui va faire très mal dans les années à venir .
Technique, magique, mélancolique, hypnotique, puissant, oppressant, libérateur....les adjectifs me manquent .

Verdict : 19/20 !!!

Chronique initialement postée sur Music-Web

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 12:46

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 23:59

Le retour

Le retour
Après une bonne période de silence me revoilà pour alimenter en conneries (ou pas) ce blog qui commencait à mourir.

Pour commencer une petite chronique de la plus grosse bouse de l'année, j'ai nommé "Black Rain", le nouvel album d'Ozzy Osbourne !!

On l'aura attendue cette nouvelle livraison du Prince Of Darkness :
Entre un "Down To Earth" en demi teinte selon une bonne partie du microcosme métallique (et Zakk Wylde lui même) et ce "Black Rain" six ans se sont écoulés.
Six ans au cours desquels Zakk Wylde aura eu le temps de sortir albums avec Black Label Society et Ozzy de devenir une star de téléréalité.
Bien que la scene ne fut pas negligée (sauf peut être un peu trop en Europe, notament en France) l'attente d'un nouvel enregistrement studio se fit sentir et je ne vous le cache pas.

Enfin l'album résonne dans les enceintes et avec toutes les appréhensions à propos du Madman on est un peu en droit de se demander s'il s'est vraiment foulé.

À des année lumières d'un "Blizzard Of Ozz", d'un "Ozzmosis" ou encore d'un "No More Tears", "Black Rain" est un album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre : on y trouve de quoi headbanguer sans trop se poser de questions ainsi que quelques "instants émotions" à savoir des ballades.

Que les fans se rassurent, l'expression d'"album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre" n'est pas ici usée de façon péjorative, pas totalement.
Ozzy avait déçu les fans de la première heure en livrant un "Down To Earth" un peu trop fade par rapport aux classiques auxquels il nous avait habitués, l'époque Black Sabbath et surtout l'Âge d'Or du Heavy Metal dans le sens traditionnel du terme commence à dater et il semble que le Prince Of Darkness essayait de redorer son blason auprès d'une jeunesse (américaine) avide de riffs down tunés basiques qui faisaient ce qu'on appelle Néo Métal.
Il en résultait un album fortement ancré dans son temps.

Maintenant que le Néo Métal a déclaré forfait face à une inondation du marché par ses propres représentants et que l'heure est de nouveau aux rythmiques complexes, aux soli techniques et aux voix haut perchées quand elles ne sont pas growlées, une question se posait : Ozzy allait-il revenir au Heavy Metal qui l'a fait connaître ?

Maintenant la réponse est claire : "Non".

"Black Rain" est dans la continuité de "Down To Earth", un album de rock métal facile d'accès dans la plus pure tradition américaine du genre : on y trouve des hymnes à faire trembler les stades ("Not Going Away", "I Don't Wanna Stop", "The Almighty Dollar", "Silver", "Countdown's Begun", etc...), des morceaux plus atmosphériques malgré les murs de guitares ("Black Rain", "Civilize The Universe", "Trap Door", etc...) et les ballades ("Lay Your World Down On Me" et "Here For You").
Une recette qui semble avoir été maintes fois exploité durant la décènie 90.

La voix d'Ozzy est toujours la même, aérienne et reconnaissable parmis milles autres, vous vous surprendrez à entonner sous la douche certains refrains contenus dans cette galette mais ils sont ici trop peu nombreux (elle est loin l'époque de "Crazy Train" sommes nous tentés de dire).
Le problème est que le bonhomme a un peu trop tendance à trop taper dans le registre "guimauve" : dès le troisième morceau, "Black Rain", vous pourrez être pris d'une furieuse envie de virer le CD de votre chaîne par exemple.

La paire rythmique assure parfaitement son rôle, Mike Bordin (ex-Faith No More) est carré est groovy comme à son habitude et le bassiste nous gratifie même de quelques slaps sur "The Almighty Dollar".

Quant à Zakk Wylde, il a grandement prit part dans la composition de cette nouvelle cuvée et ça se sent : il y a du riff sudiste gras qui tâche mais aussi beaucoup d'arrangements qu'on a pu entendre sur le décevant dernier album de Black Label Society, "Shot To Hell", et c'est aussi là que la bas blesse : pour cause d'excès de nappes de synthés et cie, on finit par s'égarer dans la "guimauvitude".

Conclusion, nous avons entre nos mains un album qui semble un peu trop vite fait, à l'image de sa pochette ou pire, du "St Anger" de Metallica.
C'est malheureusement l'impression qu'on a à l'écoute de cet album après l'attente qu'il a suscité.
À des année lumières du défunt duo Ozzy Osbourne/Randy Rhoads, le duo Ozzy Osbourne/Zakk Wylde qui tourne pourtant très bien déçoit car même si "Black Rain" a de quoi faire dodeliner gentiment de la tête il ne laissera pas un souvenir impérissable.

Verdict : 9/20

Tout ça pour dire qu'Ozzy ferait mieux de prendre sa retraite et quant à Zakk Wylde, en plus d'être mal reveillé, il s'est endormi avec le cul qui gratte...

Chro initialement postée sur Music-Web

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 12:21

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 16:03